L'Ourson qui boit
Après la déception du Patio provençal parisien, je vous invite à la découverte d'un de mes restaurants préférés de Lyon, l'Ourson qui boit.
Incroyable mais vrai ! Après de nombreuses tentatives pour réserver dans ce restaurant dont on m’avait parlé, nous avons enfin réussi à dégoter une table.
Remarquez qu’à chaque appel, l’accueil à l’accent japonais est charmant et jamais désagréable, malgré la trop fréquente et sempiternelle réponse « Désolés, nous sommes complet demain soir,…lundi aussi, ah…la semaine prochaine aussi… ». Vous l’aurez compris, il faut s’y prendre à l’avance ! Mais alors, vous ne serez pas déçus, loin de là. Certainement le meilleur rapport qualité-prix de Lyon (avec le Palégrié dans un autre genre).
Le décor est minimaliste et épuré. Les tables sont assez espacées ce qui permet de ne pas entendre la conversation des voisins (quoi que parfois, c’est sympa d’écouter les histoires de la table d’à côté je vous l’accorde).
La patronne (la femme du Chef Akira Nhishigaki) est en salle et nous dépose la carte somme toute assez sommaire : 2 entrées, 2 plats et 2 desserts au choix (menu à 25 euros le soir !) mais quand on sait que le menu change tous les mois et que les produits sont de saison, on est finalement bien contents de ne pas hésiter des heures devant une carte trop fournie.
Avant l’arrivée de l’entrée, nous avons droit à une mise en bouche goûteuse qui laisse présager de la prochaine régalade de nos papilles.
En entrée, le « gaspacho de tomates confites avec olive noire à la sauce soja, concombre mariné et lamelle de St Jacques » est délicieux. L’accord du sud et des saveurs japonaises est orignal et réussi.
J’ai également goûté l’autre entrée « tartare de saumon, de calmar et de betterave, sauce de fromage blanc au vinaigre de framboise », qui était encore meilleure !
Pour le plat, je n’ai pas résisté au « poisson du jour, jus de crustacés à l’ail noisette, choux chinois sautés, petits pois et fève, crevette concassée ». Un régal de saveurs différentes pour un goût doux, à la limite du sucré mais relevé par l’ail et la crevette.
Ceux qui ont choisi le veau confit à la sauce gingembre sucrée salée n’en en pas laissé une miette non plus !
Les quantités ne sont pas gargantuesques, juste ce qu’il faut pour attendre patiemment le dessert. Et puis, le pain, traditionnel et très bon, nous permet de bien essuyer nos assiettes !
J’aime beaucoup cette cuisine raffinée, saine, avec une pointe de saveurs asiatiques. On retrouve d’ailleurs cette légèreté dans les desserts, que ce soit la « verrine de compote de nectarine et de prune avec sorbet de pomme et son financier au thé Earl Grey » que le « tiramisu aux fraises feuilleté au sésame », c’est frais, subtil et très fin. On en reprendrait presque un deuxième !
Lorsque l’addition arrive, on n’en croit toujours pas nos yeux, tellement le prix paraît dérisoire par rapport à la qualité semi-gastronomique à laquelle on a eu droit. On comprend mieux pourquoi c’est si difficile de réserver à l’improviste.
Un incontournable de la gastronomie lyonnaise à mon sens, où vous ne serez jamais déçus. Alors, un petit conseil, appelez dès maintenant pour réserver, vous ne le regretterez pas !
[note color="#A09FBF"]Mentions spéciales : -l’équilibre entre la cuisine française et la touche d’exotisme des plats -la présentation et la finesse des assiettes
Bémol : -l’ambiance, qui ne se prête pas à de longues discussions de fin de repas [/note]
L’Ourson qui boit 23 rue Royale - 69 001 Lyon 04 78 27 23 37