Par une belle soirée de début d’été, direction Georges Blanc, le restaurant gastronomique. Je précise car à Vonnas, tout est un peu « Georges Blanc », il y a là un Relais & Châteaux, le restaurant aux 3 macarons mais également en face, l’hôtel des Saules et l’Ancienne Auberge, pour des repas plus simples mais apparemment très goûteux.

L'entrée

l'accueil

Arrivés à l’accueil, quelle surprise de tomber nez à nez avec le Chef, Georges Blanc (tout bronzé ! reviendrait-il de vacances… ?), qui nous souhaite la bienvenue et nous conduit sur la passerelle (ouverte sur les cuisines), le long d’une petite rivière (la Veule) pour prendre l’apéritif à l’extérieur.

Il fait un peu frais mais la luminosité et le cadre sont très agréables. Avec nos boissons, nous sont apportées des mises en bouche déposées délicatement sur des petites cuillères en argent : croustilles de saumon et lard fondant – bonbon au foie gras et perle d’agrume – rillettes de crabe aux épices. Ca commence pas mal mais j’attends la suite avec impatience !

La vue

Les mises en bouche

Pendant l’apéritif, nous avons le temps de découvrir la carte (grande carte !) et les menus proposés par le Chef. Ne souhaitant pas un menu aux cinq ou sept plats, je préfère la jouer classique "entrée-plat-dessert". Entre nous, le maître d’hôtel qui prend notre commande (S. pour ne pas le citer) n’est pas des plus agréables et me prend limite de haut lorsque je lui demande des précisions sur la carte (cela ne se fait peut-être pas ici ?).

Avant d’arriver à notre table, nous traversons un petit salon et diverses salles de réception (le lieu contient un grand nombre de couverts).

Le salon

Une des salles

A table sont déjà déposées à gauche des couverts trois sortes de pains dont une jolie et appétissante brioche que je m’empresse de goûter ! Une brioche salée et bien beurrée…un régal !

La table

Les petits pains

Alors que je regarde le décor environnant, le serveur nous apporte une dernière mise en bouche : une écrevisse à l’anis étoilé et son mousseron au persil. Verdict : beaucoup de douceur et très parfumée grâce aux herbes (je suis certaine qu’il n’y a pas que du persil, malgré la réponse du serveur).

Le décor

Dernière mise en bouche

Le cadre, traditionnel, est chaleureux grâce aux poutres apparentes, aux tomettes et à des rideaux rouges en velours. Nous avons le temps d’admirer les assiettes anciennes exposées aux murs car l’entrée se fait attendre… Je m’impatiente en me dandinant sur ma chaise et en voyant les plats passer devant mon nez à destination des tables qui nous entourent (ils ne seraient pas arrivés après nous ces gens-là ?).

Enfin, je vois le serveur déposer des assiettes sous cloches sur un grand plateau avant de nous les présenter : « Chartreuse d’asperges et tourteau au caviar Osciètre royal » pour moi et « Embrouillade de cuisses de grenouilles au basilic pourpre, céleri et safran, sur un fin sablé de Gaudes » pour Monsieur.

Chartreuse d'asperges et de crabe

Avant de vous décrire mes impressions, il faut tout de même préciser que l’osciètre est un esturgeon qui produit le caviar du même nom et que les gaudes sont de la farine de maïs grillé (une spécialité culinaire ancienne du Jura et de la Bresse, j’aurais appris quelque chose ! j'espère que vous aussi !). La présentation des plats est précise et magnifique. Les asperges vertes qui dessinent la chartreuse sont cuites à la perfection et disposées méthodiquement. L’association de l’asperge, du crabe et des grains de caviar est délicieuse, relevée comme j’aime. En revanche, la couche de crabe est un peu trop épaisse et pour le coup, à la fin, cela m’écœure un peu.

En face de moi, l’Embrouillade qui ressemble à une tartelette sablée semble faire son effet !

Embrouillade de cuisses de grenouilles

Une fois l’entrée débarrassée, le Chef Blanc passe déjà faire un tour des tables mais alors c’est très rapide ! Pas le temps de lui poser une question ou d’engager la conversation, il semble pressé, voire stressé. Il faut dire qu’il a une véritable entreprise à gérer ! Au-delà même de son restaurant ! Il n’y a qu’à visiter son site Internet pour le constater ! Manifestement, il vérifie l’exécution des plats donc c’est peut-être pour cela qu’il file comme le vent. Enfin, je n’ai pas dit mon dernier mot car je sais qu’il signe (dédicace) souvent les menus en fin de repas.

Les plats arrivent, tous en couleurs. Ma « Minute de bar nappée d’une marinière à l’huile vierge et au chardonnay relevée d’un medley d’aromates et d’herbes » ressemble à un tableau. Elle est accompagnée de légumes croquants de saison. Le produit est très fin, je trouve dommage que la marinière soit trop présente et prenne le pas sur le poisson.

Minute de bar

Monsieur, qui a choisi la « Volaille de Bresse (spécialité du Chef) sauce foie gras au champagne, avec une royale de fond blond  à l’artichaut, une gaufrette d’ail doux et des crêpes vonnassiennes », se régale mais alors, c’est beaucoup plus riche !

La volaille de Bresse

Nous choisissons les desserts à table (ce que je trouve bien car cela permet de choisir ou non un dessert en fonction de sa faim). Bon, vous allez penser que je fais ma difficile et pourtant, j’ai été assez déçue par mon dessert « Fine galette à l’abricot compotée et glace Amande-Romarin ». Je m’attendais à un dessert léger mais le magnifique dessert (regardez plutôt la photo) présenté n’a pas été à la hauteur de mes espérances : le tube de mousse à l’abricot, entouré par une couche de gelée n’était pas assez fin et il faut dire que je n’aime pas ces consistances de mousse et gelée. De plus, la glace n’avait pas vraiment le goût Amande-Romarin mais plutôt celui d’une glace au yaourt…

Dessert à l'abricot

Bref, mauvais choix de ma part car le dessert de Monsieur était délicieux ! « Caprice Exotique autour de la Mangue et de l’Ananas confit, un crémeux d’herbe royale et sorbet 4 fleurs », beaucoup de goût et de fraicheur pour ce dessert réussi (dommage qu’il n’ait pas été dans mon assiette).

Caprice exotique

Je vous rassure, je me suis bien rattrapée sur les multiples mignardises servies après les pré-desserts et qui sont restées sur la table un bon moment ! Des saveurs plutôt classiques mais parfaitement maîtrisées (macarons, opéra, tartelette au citron meringuée…).

Les pré-desserts

...Et autres mignardises

Je demande à notre serveuse, très sympa, si Georges Blanc va revenir et devant sa réponse négative, je lui demande s’il est juste possible qu’il passe signer notre menu. Ce qu’il fait quelques minutes plus tard avec un gros feutre noir. Un gentil mot personnalisé et sa signature avec son emblème du coq. Toujours aussi pressé, on sent que le Chef Blanc a l’habitude de signer des autographes. C’est ça être une star de la gastronomie française.

En bref (que je sois pendue si personne ne pense comme moi), un délicieux dîner (sauf mon dessert) dans un cadre convivial, animé par un Chef reconnu de tous (pressé ce soir-là) mais qui pour moi, est plus proche du 2 que du 3 étoiles.

[note color="#A09FBF"]Mentions spéciales : -le dressage : chacune des assiettes est une œuvre d’art -les produits du terroir mis en avant (notamment la Volaille de Bresse) -le goût relevé des plats

 Bémols : -l’ambiance trop « touristique » -le côté ‘overspeed-overbooké’ du Chef -le niveau de certains plats[/note]

Restaurant Georges Blanc 01540 VONNAS 04 74 50 90 90

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Evita 23/09/2012 13:55

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