Vous cherchez un bon bouchon lyonnais ? Voici mon préféré, chez Daniel et Denise.
C’est Joseph Viola, MOF (qui n’a plus rien à voir avec les Daniel et Denise du démarrage) qui a repris en 2004, la cuisine de ce bistrot authentique mais moderne.
Deux adresses, deux cadres mais une seule cuisine, celle qui parvient à rendre fins et délicats des plats typiques lyonnais qui peuvent parfois être assez riches (pour ne pas dire lourds !).
La carte est très fournie et plusieurs menus alléchants sont proposés dont un menu de saison à 27 euros (entrée/plat/dessert). Une formule déjeuner à 20 euros (plat/dessert) est également bien tentante.
Dans un bouchon lyonnais, j’avoue que je teste toujours la salade lyonnaise, la quenelle de brochet et/ou la tarte aux pralines, ce sont un peu mes basiques et mes références. Et bien, je dois dire que la salade lyonnaise de Daniel et Denise est copieuse, garnie de vrais gros morceaux de poitrine fumée et assaisonnée avec une vinaigrette à la moutarde, relevée comme j’aime. Donc ça partait pas mal !
J’ai goûté les oeufs pochés en meurette à la Bourguignonne qui étaient également très bons mais si de mon point de vue, la sauce est un peu forte donc vous oblige à saucer donc à manger du pain.
Niveau plat, le rognon de veau est très fin même si ma préférence va à la volaille de Bresse aux morilles.
Tous les plats sont accompagnés de gratin de macaronis et de pommes de terre dorées.
Pour le dessert, je n’ai pas pu résister à la tarte Tatin aux pralines et son pot de crème épaisse. Un délice !
Je conseille vivement ce restaurant à la cuisine authentique et simple qui s’adapte tant aux goûts (plutôt rustiques ou plutôt raffinés) qu’aux saisons (vous trouverez plus de poissons que de rognons sur la carte pendant les mois d’été).
A noter pour les visiteurs, le restaurant est fermé le week-end !
Daniel et Denise
153 rue de Créqui - 69 003 Lyon
04 78 60 66 53
ou 36 rue Tramassac – 69005 Lyon
04 78 42 24 62

De retour à Paris, par ce temps de rêve (…), mes compagnons du jour et moi décidons de déjeuner au Petit Cambodge, une cantine cambodgienne/vietnamienne où l’on se régale notamment avec leurs spécialités : les bobuns. Pour une fan de bobuns comme moi, c’est avec impatience que j’attends de les tester !!
Le décor est épuré. Les tables hautes et les tabourets (n’incitant pas à rester des heures), attendent les clients (plutôt bobos) du quartier, tous les jours de midi à 23h.
Le service est plutôt discret mais sympa. En nous apportant les cartes, on nous invite à écrire notre commande nous-mêmes sur un papier. Convivial.
Pour démarrer le repas, nous commandons des rouleaux de printemps à nous partager (un boeuf et un crevette). La fraîcheur est indéniable, les rouleaux sont prédécoupés mais alors attention ! Il ne faut pas choisir cette entrée si vous envisagez de concrétiser une relation amoureuse ou un deal business car c’est tout bonnement immangeable proprement !! En même temps, tout le monde est logé à la même enseigne et c’est assez rigolo de compter les morceaux de cacahuètes et de soja qui ont atterri sur la veste du voisin !
Les bobuns sont servis rapidement. Très garnis, ils ont l’air super frais. Ils le sont. En revanche, si je peux me permettre, les nems étaient trop gras et bourrés d’ail, et autre point de déception, les ingrédients baignent littéralement dans la sauce. Trop de sauce tue….le bobun. J’ai donc mangé la partie émergée du bobun qui était somme toute très bonne quand même !
Mention spéciale pour leur expresso L’Arbre à Café (issu de plantations bio) dont le goût franc et délicat renvoie les Café Richard et autres Lavazza dans leurs 22.
Le Petit Cambodge
20 rue Alibert – 75 010 Paris
01 42 45 80 88
Sans réservation

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit sur un restaurant parisien. La cause ? La fin de ma grossesse (et oui, les allers-retours Lyon-Paris m’ont été interdits un temps). En revanche, cela m’a permis de découvrir un certain nombre de restaurants lyonnais dont j’aurai bientôt l’occasion de vous parler ! Mais revenons à nos moutons Parisiens.
Il est vrai que pour cet article, j’ai autant envie de parler du contenu de mon assiette que de l’ambiance qui régnait à ma table, parce que, quelle ambiance ! Des personnalités différentes, un invité mystère (poke Dédé !), des anecdotes à n’en plus plus finir, des fous rires incessants…personne n’aurait pu dire que la plupart d’entre nous ne se connaissait pas avant d’arriver au restaurant ! Louvre Bouteille où quand la mayonnaise prend…
Bref, je ne vais pas non plus m’attarder sur les blagues qui ont fusé pendant le dîner mais vous parler de la simplicité du Chef, Cyril Rouquet et de sa cuisine. Ce nom ne vous dit peut-être rien mais son visage vous est forcément familier. Il a en effet marqué la 1ère saison de Masterchef par ses performances mais aussi son côté ‘fou-fou’. Il n’hésite pas à tester de nouvelles techniques, comme la cuisson au fer à repasser ou au lave-vaisselle. Innovant, vous avez dit ?
Le décor de ce bistrot parisien tourne autour du rouge (à l’instar de la tenue du chef !), du blanc et du noir, moderne mais convivial.
2 formules le soir, E/P ou P/D à 30€ ou la totale E/P/D pour 38 €. Une attention particulière est prêtée au dressage. Notamment celui de mon entrée, la « Crème de champignon, oeuf poché, gelée de vin, coppa croustillante et mimosa d’oeuf« . Très bon et très fin mais si je peux me permettre, j’aurais relevé un peu plus le tout. « Manque d’assaisonnement » comme ils disent à la télé ! Mais ce n’est que mon humble avis.
Les quantités juste dosées des plats permettent de choisir le menu complet sans mauvaise conscience et sans peur de retrouver son estomac dans les chaussettes.
Du coup, après le plat du jour, le « Barbu sur un lit de mousseline de panais« , je choisis le dessert qui me rappelle ma terre d’adoption du moment (Lyon, pour ceux qui n’auraient pas suivi), la « Tarte roulée aux pralines roses« . Si vous connaissez la tarte aux pralines lyonnaise et bien.. oubliez, cela n’a rien à voir ! Le feuilletée du roulé et la crème d’amandes qui le garnit fondent en bouche. La praline vient juste rehausser le tout. Original tant en goût qu’en texture.
Et alors me direz-vous ? Et bien, très bonne impression pour ce restaurant de quartier où les plats sont légers et soignés et où le Chef Cyril Roquet ne perd pas une occasion de faire de l’auto-dérision avec un petit côté pince-sans-rire.
A tester, entre copains, hiver comme été (des tables sont dressées dehors).
Louvre Bouteille
150, rue Saint-Honoré – 75 001 Paris
01 73 54 44 44
Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir, et le samedi soir

C’est un hasard mais c’est un soir du Sirha que nous avions décidé de tester Le Potager des Halles, situé en face de la grande Fresque des Lyonnais. J’ai un peu regretté d’avoir choisi ce jour car exceptionnellement, « Sirha oblige », le Chef Franck Delhoum avait décidé de réunir la salle du Bistrot du Potager (également tenu par son équipe) et celle du Potager des Halles, et nous avons été placés à l’étage du Bistrot. Moi qui voulais profiter de la vue sur la cuisine au rez-de-chaussée pour voir s’affairer la brigade…c’était raté !
L’ambiance est conviviale mais les tables et leurs banquettes trop proches, en riant un peu trop fort, je manque de donner un coup de tête à la personne de la table d’à côté, située derrière moi…

Bon, on ne va pas râler et plutôt attendre de voir, et surtout de goûter, le contenu de nos assiettes ! La carte change tous les mois et nous avons droit à des suggestions du jour ce qui laisse présager une cuisine renouvelée et à base de produits de saison, donc un très bon point. En parcourant la carte et son menu, on sent clairement quelques accents du Sud dans certains plats.

L’amuse-bouche se compose d’un dé de saumon et d’un petit velouté d’écrevisses à l’intérieur duquel on tombe sur des dés de chorizo, mélange original mais gagnant.
En entrée, ce sera crème de châtaignes d’un côté (je ne peux pas m’en empêcher, quand il y a de la châtaigne, je me jette dessus !) et gros couteaux gratinés au beurre d’escargot de l’autre.
La richesse de la crème de châtaigne est compensée par l’émulsion de crème, en revanche, je me retrouve avec de gros morceaux de gras de jambon qui me dégoutent un peu et que je suis obligée de recracher (discrètement et avec grande classe je précise…) car leur goût de graisse est trop présent.
Pour suivre, les Saint Jacques, accompagnées d’un écrasé de pommes de terre à la ciboulette et de champignons de saison s’imposent naturellement à moi.
Lorsque le plat arrive, je suis un peu déçue car il « baigne dans son jus », or, j’aime manger la purée, nue, sans sauce… La cuisson des Saint Jacques est bonne mais il y a trop de choses, trop de saveurs dans mon assiette (truffe, roquette, jus, purée, ventrèche de cochon, Saint Jacques…). Du coup, je suis un peu perdue dans ma bouche (si si c’est possible)…
L’assiette de lotte de Monsieur est plus délicate à mon sens.
Les desserts sont aussi généreux. Vous allez dire que je pinaille mais la présentation du dessert exotique de Monsieur aurait pu être meilleure, cela faisait brouillon (la quenelle de sorbet avait déjà bien fondu dans la sauce coco lorsque le pat est arrivé notamment).
En bref, il faut bien le dire, au vu des avis positifs que j’avais consultés avant de réserver, j’ai été assez déçue. La cuisine est variée et gourmande mais à mon sens, on ne peut pas parler de table gastronomique, si ce n’est pour les prix ! A noter que ces derniers sont plus abordables le midi.
Il faudra peut-être retenter l’expérience pour un déjeuner ou un dîner en dehors de la période du Sirha. Le Chef était peut-être absent ou débordé ?
-le menu du jour est présenté quotidiennement sur le site du restaurant
-une cuisine généreuse
Bémol :
-trop de produits différents dans certains plats
Le Potager des Halles
3 rue de la Martinière – 69 001 Lyon
04 72 00 24 84

J’avais repéré cette petite adresse « Chez Pépée » en arrivant à Lyon et m’étais décidée à la tester suite à un article dans My Little Lyon. Ce fut donc le cas la semaine dernière et pour résumer, je dirais « pas mal mais pas dingue ».
La déco dans les tons de rose qui donnent du peps me plaît assez, même si les toiles cirées en fond de Smarties détonnent un peu avec l’esprit « salon de thé » que j’imagine être recherché.
Le menu (entrée/plat ou plat/dessert à 14 €) change tous les jours ce qui laisse augurer une cuisine de produits frais. Une seule entrée au choix : le velouté de choux-fleur, deux plats du jour et deux suggestions.
Mes deux compères du jour et moi jetons notre dévolu sur une des suggestions, le « Risotto crémeux et poulet mariné ».
Avant de goûter le plat, nous avons eu le droit à de fines tranches de pain grillé avec une petite crème à la ciboulette pour patienter.
Le risotto arrive, surmonté de fines tagliatelles de courgettes, de dés de poulet et de salade verte.
Comme je n’aime pas trop que la salade soit présentée sur les plats chauds (ça la fait cuire et la vinaigrette fausse souvent le goût du plat…et oui, je sais je suis difficile…), je commence par la manger. Ca va, la vinaigrette n’était pas trop forte.
Le poulet est tendre et le risotto fondant mais cela manque un peu d’un côté relevé pour moi.
Les portions ne sont pas très importantes, j’en aurais bien eu davantage (mais peut-être est-ce mon appétit de femme enceinte de 9 mois qui parle !).
Pour assouvir ma faim, je n’hésite pas longtemps entre la salade de fruits frais et le fondant aux châtaignes !
La texture du fondant est parfaite, en revanche, je ne retrouve pas totalement le goût de la châtaigne que j’affectionne particulièrement. Cela dit, le gâteau se laisse manger tout seul !
Pour terminer, vous l’aurez sans doute senti, je suis un peu déçue de ce lieu que j’attendais plus chaleureux, avec une carte plus fournie et originale.
Disons que pour les personnes qui travaillent dans le quartier, cela peut être une bonne petite « cantine » mais que je ne me déplacerai pas spécialement dans le quartier pour y déjeuner.
Allez allez, il en faut parfois des petites déceptions, c’est comme ça qu’on apprécie les bonnes découvertes !
Chez Pépée
34 rue Pierre Corneille – 69 006 Lyon
04 37 24 13 80
Ouvert à l’automne 2012, le restaurant la Table 101, tenu par le couple Olivier et Maryline Delbergues, est mon coup de cœur lyonnais de ces 2 derniers mois.
Olivier, le Chef, est en cuisine, tandis que sa femme, experte en sommellerie, assure le service. L’accueil est chaleureux et souriant, le restaurant assez grand puisqu’il contient pas moins de 80 couverts mais l’aménagement des espaces permet de ne pas se sentir perdu dans une grande salle bruyante.
Au départ, nous avons un peu de mal à lire la carte qui nous paraît riche mais compliquée. Après quelques instants de concentration (il faut bien ça !), trois menus se distinguent (avec ou sans fromage et/ou dessert), entre 29 et 50 euros (pour le déjeuner, les menus proposés sont à 19 et 24 € avec un verre de vin).
Sinon, il y a toujours les plats à la carte (entrées froides, entrée chaudes, poissons et viandes).
La tendance est bistronomique et je salive à la lecture du programme.
Une fois les plats choisis, nous devons également nous décider sur le dessert, pour au moins deux d’entre eux qui sont préparés en début de repas.
Pour nous faire patienter, on nous sert en guise d’amuse-bouche un velouté de champignons avec petits morceaux de magrets. Un délice !
En entrée, la « Fricassée de champignons sauvages aux queues d’écrevisses, bouillon émulsionné à l’huile de cacahuète grillée », me replonge dans mes souvenirs champignonesques de chez Régis Marcon, c’est dire la qualité !
Le « Foie gras poêlé à l’hibiscus et pomme Granny Smith rôtie au four » ne laisse pas mon voisin de droite indifférent.
Lorsque mon plat arrive « Noix de St Jacques snackées, pulpe de topinambours à l’huile de noisette, jus d’arêtes au safran, chips d’andouille Basque », c’est d’abord la finesse du dressage qui m’interpelle, digne d’un restaurant étoilé selon moi. Puis, la fraîcheur des produits et l’alliance des goûts me transportent dans un autre monde, celui de la douceur et de la gourmandise…
A noter que les quantités sont parfaitement maîtrisées, la juste dose dans l’assiette si l’on peut dire.
Monsieur a quant à lui fait le pari du terre & mer « Croustillant de pied de cochon et homard juste raidi, quelques légumes de saison, jus terre-mer à l’huile d’argan » (on dirait que le chef aime s’amuse avec les différentes variétés d’huile) et il n’a pas été déçu ! D’ordinaire je ne suis pas très fan de ce type de mélange mais j’avoue avoir été agréablement surprise par le juste accord des mets !
Le clou du spectacle fut pour moi le dessert, préparé en cuisine par la pâtissière. Le « Macaron debout à la passion, larme de mangue et sorbet litchi ».
J’avais un doute sur le fait que cela puisse être écoeurant mais le macaron amande était juste fourré à la passion et le sorbet litchi frais et peu sucré s’est marié à merveille à ces saveurs à la fois douces et acidulées.
Côté desserts, la « Tarte au citron revisitée par le Chef » et le classique « Moelleux au chocolat, sorbet banane » ont également fait leur effet !
En bref, une vraie bonne surprise que cette Table 101 dont la qualité et la créativité des plats, les accords des saveurs et le service agréable et efficace, devraient enrichir la réputation.
Attention, ce lieu que je vous conseille vivement est fermé le week-end !
Un point que je tiens également à noter pour ceux qui aiment les grandes tablées : une table d’hôtes de 12 couverts est disponible dans la salle principale, près du bar. Je trouve le concept très sympa et relativement rare pour le souligner.
Donc que vous soyez en petit comité ou ambiance repas de famille ou groupe d’amis, n’hésitez plus, vous avez trouvé votre Table (101) !






































